Une marque lancée par une docteure en pharmacie, fabriquée en Haute-Savoie, avec plus de 100 000 clientes en quelques années – et pourtant des avis qui divisent sur le service client. MakeMyMask intrigue autant qu’elle convainc.
Avant d’investir dans une cure de plusieurs mois, voici ce que les données réelles et les retours clients disent vraiment.
MakeMyMask, c’est quoi exactement?
MakeMyMask a été fondée par le Dr Julie Pernet, docteure en pharmacie et trichologue certifiée. Ce double profil – pharmacien et spécialiste du cheveu – oriente d’emblée la marque vers une approche médicale plutôt que cosmétique au sens large.
Le lancement de la première gamme remonte à 2021, avec des soins traitants du cuir chevelu formulés à partir de plantes thérapeutiques hautement concentrées.
La fabrication est localisée en Haute-Savoie, entre Viuz-en-Sallaz et Cluses. Ce positionnement « Made in France » n’est pas un argument de façade : il reflète une volonté de contrôle qualité sur les concentrations d’actifs, point central du discours de la marque.
Début 2023, MakeMyMask a levé 1 million d’euros auprès d’investisseurs privés français, suisses et de Bpifrance, dont 330 000 euros en prêts d’amorçage et d’innovation. Un signal fort pour une jeune marque du secteur capillaire.
Les distinctions récoltées confirment cette trajectoire : lauréate du Grand Prix des Indies Cosmetic Awards et du Prix de la Marque Tendance de l’Année. En 2023, le chiffre d’affaires atteignait 400 000 euros avec une cible au million fixée en fin d’année.
La marque est désormais présente dans 80 points de vente entre pharmacies, salons de coiffure et places de marché.
Pour comprendre les fondements scientifiques de cette approche, il est utile de savoir ce que fait réellement un trichologue, ce spécialiste du cheveu et du cuir chevelu qui s’appuie sur des diagnostics bien plus précis que la cosmétologie classique.
Avis et retours d’expérience clients sur MakeMyMask

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : en 2025, MakeMyMask affiche une note de 4,8/5 pour 1 011 avis sur Judge.me, 4,3/5 sur Trustpilot (409 avis collectés) et 4,0/5 sur Amazon.
La marque revendique plus de 100 000 clientes. Ce volume d’avis sur plusieurs plateformes indépendantes donne une image plus fiable qu’un simple score isolé.
Ce qui revient le plus souvent dans les avis positifs : une réduction visible de la chute dès les premières semaines d’utilisation du sérum, une texture de soin agréable à l’application, et une sensation de cuir chevelu « apaisé » notamment pour les utilisatrices souffrant de démangeaisons ou de sensibilité.
Plusieurs clientes soulignent aussi la cohérence du discours scientifique de la marque, qu’elles trouvent rassurant par rapport à des produits purement marketing.
Les critiques négatives sont plus concentrées sur l’expérience d’achat que sur les produits eux-mêmes. Les reproches récurrents portent sur :
- Des délais de livraison jugés trop longs par rapport aux standards e-commerce actuels
- Des erreurs de commande mal gérées, avec un service après-vente perçu comme inégal selon les interlocuteurs
- Quelques déceptions sur les résultats, souvent liées à des durées de traitement insuffisantes ou à des profils de chute non adaptés
La note 4,0/5 sur Amazon est légèrement plus basse, ce qui peut s’expliquer par un public moins informé des délais réels nécessaires pour ce type de soins traitants.
Le DHT Blocker MakeMyMask est-il vraiment efficace?
Le DHT Blocker est probablement le produit phare de la gamme, et celui qui génère le plus de questions. Une boîte contient 180 gélules, soit 3 mois de traitement à raison de 2 gélules par jour au moment du repas.
La formule associe 320 mg de Saw Palmetto titré, du zinc, de la vitamine B6, du sélénium et des probiotiques.
Le Saw Palmetto à 320 mg est la pièce maîtresse. La littérature scientifique situe le seuil d’efficacité clinique autour de 80 à 90 mg d’acides gras actifs par jour – un seuil que cette formule est censée atteindre avec un extrait titré correctement.
Le zinc et la B6 jouent un rôle dans le métabolisme des androgènes, tandis que le sélénium intervient dans la protection des follicules. Les probiotiques sont une addition moins courante dans ce type de formule, avec pour objectif d’améliorer l’absorption intestinale des actifs.
La marque avance un gain en densité capillaire mesuré à 83 % après 3 mois – une donnée fabricant à traiter avec recul, puisqu’elle ne provient pas d’une étude clinique indépendante en double aveugle.
Ce chiffre reste néanmoins cohérent avec les résultats observés dans des études sur le Saw Palmetto pour l’alopécie androgénétique légère à modérée.
Un point de compatibilité à retenir : le DHT Blocker fonctionne avec le Minoxidil, ce qui en fait une option intéressante pour les utilisatrices qui combinent traitements topiques et compléments oraux.
En revanche, il est formellement incompatible avec le Finastéride et le Dutastéride – les deux médicaments antiandrogènes les plus prescrits en dermatologie capillaire – en raison d’un risque de cumul d’effets inhibiteurs sur la 5-alpha réductase.
La grossesse et l’allaitement sont également des contre-indications explicites, ce qui contraste avec le sérum de la gamme.
Quels sont les avis sur le sérum anti-chute de MakeMyMask?

Le sérum anti-chute occupe une position à part dans la gamme : formulé sans hormones, sans huiles essentielles et sans perturbateurs endocriniens, il peut être utilisé pendant la grossesse et l’allaitement.
C’est une différence concrète par rapport à de nombreux sérums capillaires du marché qui intègrent des actifs déconseillés en période périnatale.
La marque le positionne comme un concurrent naturel du Minoxidil, en s’appuyant sur des études ex-vivo. Le sérum est formulé à 98 % d’origine naturelle et présenté sans effet rebond à l’arrêt – un argument qui vise directement l’une des critiques les plus connues du Minoxidil.
Sur ce dernier point, les avis clients sont nuancés : certaines utilisatrices confirment n’avoir pas constaté de rechute après une cure, d’autres rapportent un retour progressif de la chute quelques semaines après l’arrêt.
La timeline des résultats communiquée par MakeMyMask est claire :
- 3 mois : stabilisation de la chute, premiers signes de ralentissement
- 6 mois : résultats visibles à l’oeil, repousse perceptible
- 9 à 12 mois : densification du cheveu, effets de fond sur le follicule
Cette durée longue est à la fois une force – elle reflète la réalité biologique du cycle capillaire – et une contrainte budgétaire.
Les avis les plus enthousiastes proviennent quasi systématiquement de clientes ayant suivi la cure au moins 6 mois. Celles qui s’arrêtent à 8 semaines expriment souvent de la déception, ce qui suggère un problème d’accompagnement à l’achat plus qu’un défaut du produit lui-même.
Les carences en vitamines et minéraux étant souvent en cause dans la fragilité capillaire, le sérum agit en complément d’une alimentation équilibrée plutôt que comme solution unique.
Quels sont les avis sur le soin anti-psoriasis de MakeMyMask?
Le Protocole Anti-PSO & Plaques cible un segment que la cosmétique grand public ignore souvent : le psoriasis du cuir chevelu et les plaques chroniques.
La durée minimale recommandée est de 3 mois, ce qui est cohérent avec la durée des poussées et cycles de cicatrisation dans ce type de pathologie.
La formule repose sur des plantes thérapeutiques sans que la marque ne détaille publiquement l’intégralité de la composition actif par actif – un point que certains utilisateurs avancés regrettent.
Les avis clients sur ce protocole sont moins nombreux que pour le sérum anti-chute, mais leur tonalité est souvent plus marquée dans les deux sens.
Une partie des utilisateurs témoigne d’une réduction significative des squames et des démangeaisons dès les 4 à 6 premières semaines, avec une peau de cuir chevelu visuellement plus nette.
D’autres n’observent qu’un effet limité, notamment sur les formes de psoriasis plus sévères ou étendues. Un fait à garder en tête : le psoriasis du cuir chevelu est une maladie inflammatoire chronique dont la prise en charge optimale reste médicale.
Les soins cosmétiques à base de plantes peuvent accompagner un traitement dermatologique, mais ne le remplacent pas. Ce protocole semble mieux fonctionner en soin complémentaire qu’en traitement principal des formes moyennes à sévères.
MakeMyMask est-il adapté aux cheveux blancs et aux problèmes liés à l’âge?

MakeMyMask propose une gamme anti-âge capillaire pensée pour répondre aux transformations du cheveu avec le temps : perte de densité, cheveu qui s’affine, diamètre de tige qui diminue après 50 ans. Les promesses portent sur la densification et le ralentissement du vieillissement folliculaire.
Les avis clients sur cette gamme spécifique sont plus mitigés que pour les soins anti-chute. Plusieurs utilisatrices de 55 ans et plus saluent une amélioration de la texture du cheveu et une réduction de la fragilité à la casse.
Sur la repigmentation des cheveux blancs, en revanche, les attentes sont souvent déçues : la gamme n’agit pas sur la mélanogenèse et ne promet pas de rendre couleur aux cheveux devenus blancs, même si certaines clientes semblent l’espérer à la lecture de la communication de la marque.
L’autre limite observée : le vieillissement capillaire féminin après la ménopause est souvent lié à une chute hormonale franche que les plantes seules peinent à compenser totalement.
Les résultats sont donc variables selon le profil hormonal, l’état nutritionnel et l’avancement de la raréfaction. Cela dit, pour des cheveux qui s’affinent progressivement sans atteindre une alopécie marquée, les retours sont généralement positifs sur 6 à 9 mois d’utilisation.
Où acheter MakeMyMask : pharmacie, salons et plateformes en ligne
MakeMyMask est accessible via plusieurs canaux, chacun avec ses propres avantages :
- Site officiel : gamme complète, abonnement avec réduction possible, accès au conseil de la marque – mais délais de livraison parfois signalés comme longs
- Pharmacies : présentes dans le réseau de distribution, utile pour les clientes qui préfèrent un conseil en face à face et une validation par un professionnel de santé
- Salons de coiffure : point de vente pertinent pour les soins topiques, avec démonstration possible à la première utilisation
- Nocibé, La Belle Boucle, Jolimoi : accès en boutique ou en ligne, pratique pour combiner avec d’autres achats beauté, mais assortiment parfois partiel
- Amazon : livraison rapide, avis visibles directement, mais service client en cas de problème passe par Amazon et non MakeMyMask – ce qui peut compliquer les retours
Les prix constatés sont globalement cohérents entre les canaux, sans écart significatif. L’achat via le site officiel reste le plus intéressant si vous optez pour un abonnement sur plusieurs mois, format adapté à la durée réelle des cures.
MakeMyMask se distingue clairement de la cosmétique capillaire classique

Ce qui sépare MakeMyMask des marques de grande distribution, c’est avant tout la concentration en actifs et l’approche tricologique qui guide chaque formule.
Là où un shampoing de supermarché contient des actifs à des doses symboliques, MakeMyMask part d’une logique médicale : cibler un mécanisme précis – le DHT, l’inflammation, la fragilité folliculaire – avec une dose d’actif documentée.
Les distinctions obtenues – Grand Prix des Indies Cosmetic Awards, Prix de la Marque Tendance de l’Année – valident ce positionnement aux yeux du secteur.
La certification tricologique du Dr Pernet apporte une crédibilité que beaucoup de marques « naturelles » ne peuvent pas revendiquer. C’est une différence réelle, pas un argument de packaging.
Pour replacer cela dans le contexte plus large des marques françaises de soins formulés avec rigueur, la démarche de MakeMyMask n’est pas sans rappeler celle d’autres acteurs comme Apyforme dans les compléments alimentaires ciblés, qui partagent ce souci de dosage efficace plutôt que de formule cosmétique symbolique.
Ce que MakeMyMask ne dit pas toujours : points de vigilance avant d’acheter
Le chiffre des 83 % de gain en densité capillaire provient du fabricant, pas d’une étude clinique indépendante publiée dans une revue à comité de lecture. Ce n’est pas une raison de l’ignorer, mais une raison de ne pas le traiter comme une donnée scientifique définitive.
Les études sur le Saw Palmetto dans la littérature médicale montrent des résultats positifs sur l’alopécie androgénétique légère, mais avec des tailles d’échantillon modestes.
La durée de traitement est un point que la marque communique, mais que les acheteurs minimisent souvent. Une cure complète cohérente représente 9 à 12 mois, ce qui implique un budget réel. Pour le seul DHT Blocker, trois mois de traitement représentent un investissement à calculer, auquel s’ajoute éventuellement le sérum.
Un protocole complet sur un an peut facilement dépasser 300 à 400 euros – un coût que les avis négatifs mentionnent rarement explicitement mais qui transparaît dans les abandons de cure signalés.
MakeMyMask est moins adaptée aux profils suivants : alopécie avancée avec zones de calvitie constituées (les follicules déjà morts ne répondent pas aux actifs topiques ou aux compléments), chute aiguë liée à un stress intense ou à une pathologie thyroïdienne non traitée, et femmes sous traitement antiandrogène médical.
Pour ces cas, la marque elle-même recommande de consulter un dermatologue ou un trichologue avant de commencer.
Prenez le temps d’analyser votre profil de chute avec un professionnel : un soin bien ciblé, qu’il soit topique ou interne, ne fonctionne que si la cause principale est bien identifiée.
La cosmétologie personnalisée part exactement de ce principe – le bon actif au bon dosage pour le bon profil.
MakeMyMask mérite sa réputation dans les cas où elle est bien utilisée. La rigueur de formulation est réelle. Mais une marque sérieuse ne peut pas remplacer un diagnostic sérieux.